Atelier sur le Poing – groupe 2
Dernière mise à jour : 2 oct.
Date : 2023
Lieu : Rocheton - Séminaire du Collège
Composition du groupe :
Jean-Marc (référent)
Géneviève
Danielle
Bernard (rapporteur)
Philippe
Stéphane (Rapporteur)
Jean-Luc
Les thèmes abordés sont les suivants :
Distance
Longueur et ligne de frappe
Les déplacements (fixe, demi-pas, pas chassé, pas circulaire, pas mobiles)
1. Le poing et la distance
En karaté existe la notion de « Maï » (prononcer « Maille ») qui définit l’intervalle spatiotemporel
pour réaliser une action.
Lors des discussions, ont été différencié :
1.1. La distance où l’on se croit en sécurité
Cette notion comporte 2 composantes. Une composante psychologique et une composante Réelle.
La distance de sécurité psychologique correspond à la distance à mettre entre 2 personnes pour que celle qui effectue l’exercice se sente en sécurité. On pourrait reprendre la notion d’espace personnel.
Exercice :
La personne (1) qui effectue l’exercice est fixe. Son partenaire (2) part de plusieurs mètres et s’approche d’elle en marchant doucement. (1) Arrête (2) dès qu’il estime que ce dernier a atteint la limite de sa distance de sécurité. (1) repère cette distance.
La distance de sécurité réelle comprend 2 notions
1.1.1. La distance limite à laquelle je peux porter un coup
Dans le cas du coup de poing, une manière d’apprécier cette distance consiste à repérer l’allonge maximum de son bras. Elle dépend des caractéristiques physiques de chacun.
Exercice :
Une première manière de prendre conscience de la distance limite à laquelle je peux porter un coup de poing pourrait être de me (1) mettre face à mon partenaire (2) et d’allonger mon bras pour prendre conscience de la distance à laquelle je touche.
Il est intéressant de la comparer à la distance de sécurité psychologique précédemment repérée.
1.1.2. La distance limite à laquelle l’adversaire peux me porter un coup
Cette distance correspond à l’allonge maximum du bras du partenaire. Elle dépend des
caractéristiques physiques de mon partenaire. Elle change à chaque fois que je change de partenaire.
Exercice :
1. Demander à son partenaire (2) de venir se placer à la limite de sa distance de sécurité (celle de (1)). Puis le partenaire (2) allonge doucement son bras au maximum. (2) arrive t’il à toucher (1).
2. La distance de sécurité psychologique de (1) est-elle bonne ?
Il peut être intéressant de commencer à réaliser cet exercice entre partenaires de tailles à peu près similaires, puis entre partenaires avec des écarts de tailles les plus marqués.
1.2. La distance de frappe
Dans ce chapitre nous avons distingué trois distances d’allonges que nous avons choisi de nommer et que nous avons défini comme suit :
- La distance d’allonge.
Il s’agit de la distance où l’on peut déployer entièrement le bras pour donner le coup de poing.
On peut employer le coup de poing direct.
- la distance de proximité.
Il s’agit de la distance où il n’est plus possible de déployer pleinement son poing. On peut alors employer des techniques de frappes comme le coup de coude, l’uppercut, le crochet.
- la distance de contact corporelle.
Il s’agit d’une distance il n’est plus possible de déployer ses bras pour donner les coups cités précédemment. Les 2 partenaires sont trop proches. On pourrait parler de distance de corps à corps.
Restent utilisables les techniques telles que le coup d’épaule ou le coup de hanche. La modalité employée est le « Kao ».
Exercice :
(1) se place face à son partenaire (2) et repère les différentes distances.
2. La longueur et la ligne de frappe
2.1 la longueur
la longueur réelle de la frappe dépends du placement du corps. Elle change notamment selon son engagement et sa latéralisation.
Exercice :
(1) se place face à son partenaire (2) pieds parallèles et repère sa distance d’allonge. Puis sans bouger les pieds (1) vas imprimer une extension et se latéraliser pour atteindre avec douceur son partenaire (2).
On constate ainsi que la distance où l’on se croit en sécurité varie en fonction de l’engagement du partenaire.
2.2 la ligne de frappe
Nous avons distingué 2 axes : l’axe haut/bas et l’axe droite/gauche.Dans l’axe haut/bas, nous avons distingué de façon non exhaustives pour l’exemple :
La tête
Le sternum
Le ventre
Les parties génitales
Les genoux
Le dessus des métatarses
Sur chacune de ces hauteurs de frappes il est possible de frapper au centre ou plus à droite ou plus à gauche.
En cas de latéralisation et d’un travail à pas fixe, on constate que certaines parties du corps du partenaire sont plus aisément atteignables que d’autres.
3. Les déplacements
Les déplacements permettent par rapport au coup de poing fixe de rattraper la distance entre les 2 pratiquants. Cela remet en perspective la validité de distance de sécurité psychologique et réelle qui ont été repérées à pas fixe.
Quelques déplacements ont été listés et explorés et certaines techniques de notre forme ont été proposées pour les illustrer.
- Le demi-pas
La fermeture apparente
- Le pas chassé
Frapper trois fois avec les paumes
- Le pas
Frapper au cœur
Former la grande ourse
Le serpent blanc darde sa langue
- Le pas de côté
Utile en défense pour sortir de l’axe de l’attaque.
Utilisé en attaque utile se décaler et frapper en revers.
- Le pas circulaire
La grue blanche
Le jouer du pipa
Le simple balayage
Le simple fouet retourné
- le pas mobile
Met en œuvre les différentes combinaisons des pas évoquées précédemment.
Exercice :
Donner un coup de poing / parer à tour de rôle (cet exercice est un éducatif tiré du wing chun).
(1) se place face à son partenaire (2) en garde et à distance de poing.
Chacun en alternance va donner un coup de poing avec la main côté jambe avant et parer l’avant-bras avec la paume de la main du côté de la jambe arrière.
(1) donne un coup de poing dirigé vers le visage ou le sternum de (2) qui le pare avec sa main côté jambe arrière. Puis (2) donne un coup de poing dirigé vers le visage ou le sternum de (1) qui le pare avec sa main côté jambe arrière. Et ainsi de suite.
Commencer cet exercice à vitesse lente pour s’habituer. Il est ensuite possible d’accélérer progressivement.
Remarques pratiques :
Le coup de poing est de type « piston ». Le dos de la main qui forme le poing est perpendiculaire au sol. Il n’y a pas de rotation du poing pour l’impact.
Le but de la parade paume ouverte est simplement de sortir le poing de l’axe central afin qu’il ne puisse pas atteindre le corps. Il n’est pas utile de repousser à outrance sur le côté le bras qui donne le coup de poing. Faire attention à ne pas casser le poignet, à garder les doigts collés et dans l’alignement de la paume. Il est conseillé de parer le poing au niveau de l’avant-bras, un peu avant le coude et pas au niveau du poignet.
Une fois cet exercice assimilé, il peut être exploré en l’effectuant avec un déplacement lors de la parade juste suffisant afin de sortir de l’axe de l’attaque du partenaire et de garder ce dernier dans mon axe d’attaque.
Notes et réflexion :
Travailler dans la lenteur permet de mieux prendre conscience de la structure et des appuis.
« Le moteur (le bassin) est circulaire. L’attaque est linéaire. » C’est la ligne droite dans la courbe.
Attention aux appuis. Certains mouvements ne peuvent pas forcément être exprimés avec efficience si les appuis et la structure ne sont pas bons.

Commentaires