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Fa jin : Expression de la puissance dans la douceur

13 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 oct.

Date : 2022

Lieu : Fleurville (71) - Séminaire du Collège

Animatrice : Sabine Metzlé

Rapporteurs : Geneviève Drant et Stéphane Danflous


Cet atelier a pour but d’explorer l’expression de la « puissance » ou de l’énergie unifiée du corps a travers le contraste de la puissance liée à l’extrême douceur.


Il est notamment dit dans les textes classiques :


« de l’extrême douceur naît la plus grande fermeté »


dans la manière de procéder on trouve d’autres indications dans les classiques :


« Emmagasiner c’est bander l’arc


exprimer c’est décocher la flèche. »


Cette image permet de déterminer trois temps importants :

1. bander l’arc,

2. le temps de suspens juste avant de décocher

3. le moment où on lâche la flèche.


Ces trois temps permettent de comprendre par l’image ce que l’on travaille dans le tuishou :

  • Xu = Rassembler la force = tendre l’arc

  • Song = le relâchement des tensions qui enmène l’autre dans le vide = temps de suspension du mouvement.

  • Fang = Lacher, Pousser, le retour, le renvoi, on ne le fait pas, il se fait tout seul = décocher la flèche


Cette conception de la transformation et du retour s’accompagne du respect d’autres principes qui entrent en ligne de compte : rester unifié, centré, coordonné.


Une façon de visualiser comment guider la force donnée par le partenaire est la suivante :

  • Xu = emmener la force au niveau du point DA ZHUI qui se situe entre la 7ème cervicale et 1ère dorsale

  • Song = conduire la force a MINGMEN

  • Fang = conduire la force au DANTIAN principal


Ces principes ont été explorés à travers différents exercices.


Notamment le 10ème exercice de Tuishou de notre style : AN FA JIN où dans cet atelier on a mis l’accent sur l’absorption et l’expression à partir du peng.


Des remarques ont été faites sur la qualité de mouvement :

  • conserver une continuité dans le mouvement.

  • transmettre la force sans rupture.

  • le regard doit porter au loin.

  • écouter son partenaire et être un support pour nourrir sa pratique. En conséquent, il est bon d’adapter sa poussée à la personne avec laquelle on pratique.

  • tout part du DANTIAN et de la prise d’appui au sol, il n’y a pas de force (raideur rigidité) dans les bras.


À travers la mise en action de ces principes, il est possible d’unifier les 5 arcs du corps (les 2 bras, les 2 jambes, la colonne) en un seul arc.


Deux autres exercices ont été proposés :

1. Pousser des deux mains aux épaules. La personne qui reçoit la poussée absorbe en reculant

et tourne le corps pour amener le partenaire dans le vide à l’aide des bras et sans saisie.

2. Pousser des deux mains au niveau des hanches. Le personne qui reçoit la poussée descend, absorbe en reculant et tourne pour amener le partenaire dans le vide.


Dans les 2 cas lorsque l’on dévie la poussée, il n’est pas indiqué de saisir les bras.


Lors du recul en faisant un pas en arrière, il a été remarqué que le pas linéaire (mettre le pied qui recule derrière le pied resté à l’avant) n’est pas très intéressant en terme de stabilité d’appui. Il est préférable de reculer comme dans le « pas du singe ».


Il a ensuite été proposé de pratiquer l’enracinement qui découle du relâchement dans le tuishou libre. Chaque partenaire se tient pieds parallèles sur une planche et les pieds ne doivent pas bouger.

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