Libérer les pas
Dernière mise à jour : 2 oct.
Date : juin 2022
Lieu : Fleurville (71) - Séminaire du Collège
Animatrice : Nathalie Plewniak
Rapporteurs : Catherine Heywood et Frédéric Plewniak
Cet atelier est en rapport avec le TUI SHOU mobile.
Exercise 1 :
Pieds statiques, rotation du bassin avec bras relâchés. Les bras tournent avec le bassin. Puis commencer à passer d'un pied à l'autre en continuant la rotation du bassin. Puis rapprocher le pied d'un demi pas vers l'autre, et le replacer. Laisser la jambe venir comme elle a envie. Le corps va décider comment la jambe se rapproche.
Adaptation A :
même chose, mais en avançant quelques pas et puis en reculant
quelques pas.
Ne pas penser à faire des pas, c'est le corps qui décide.
Adaptation B :
même chose, mais tourner 1/4 de tour en avançant et en reculant.
Puis des 1/2 tours.
Adaptation C :
même chose dans un espace restreint, dans un carré formé par 4 arbres. Les 32 personnes faisant exercice doivent s'éviter.
Précision : Éviter de faire un pas en avançant en ligne et puis tourner ou de tourner
les épaules puis faire un pas. Il s'agit de faire un pas en passant par le milieu chaque
fois.
Commentaire de Fred : Passer par le centre permet de choisir la direction.
Question d'un participant : Est-ce qu'il faut anticiper le mouvement ?
Anne travail dans une école Montessori - on travaille dans un espace restreint avec des enfants. Ce qui aide est d'avoir une "antenne" qui permet de survoler plutôt qu'avancer [elle fait des pas lourds en avançant en bloque pour illustrer ce qu’il ne faut pas faire]. On doit être conscient de l'environnement et de la position du corps.
Adaptation D :
On avait commencé en tournant les bras. Maintenant laisser les bras
libres, pendus. Ca stabilise ; le but est de bouger. Aussi faire une suite de pas en
continuité. Si on a les bras libres on a tendance à faire des plus petits pas. Si on est
obligé de tourner les bras, ça empêche la continuité.
Anne : Ce qui est intéressant est de laisser faire mais avec une contrainte (il y a
l'environnement). On peut faire le mouvement en ampleur mais en écoute à
l'environnement. Ca se fait naturellement, pas par le visuel mais par le ressenti.
On n'a pas un partenaire, on en a plusieurs.
Questionnement autour de pourquoi nous avons tendance à se regrouperensemble au milieu de l'espace.
Fred : on a utilisé le mot "éviter" ce qui implique chercher une place où je ne suis
pas encore. Il est aussi possible d'esquiver en restant sur place. L'autre va vous
éviter aussi.
Commentaire d'un participant : Il s'agit de chercher une place libre, chercher le vide,
plutôt que "éviter l'autre".
Natalie suggère que la raison pour laquelle nous avons tendance à se regrouper au
milieu de l'espace est parce qu'on est en train d'éviter l'autre plutôt que chercher le
vide.
Anne a comparé ça a un essaim.
On a besoin de l'autre pour trouver son vide. C'est peut-être parce qu'on cherche
quelqu'un pour trouver le vide à côté.
Corine a fait l'exercise avec les yeux entre ouverts, elle l'a trouvé plus efficace.
Exercise 2 :
Un exercise à deux, comme deux trains et l'un va se passer à côté
(aiguillage). A (le train) marche vers B, B marche vers A. Quand ils se rapprochent, A
continue tout droit, B fait un pas de côté pour pouvoir continuer.
Adaptation A :
B fait un pas de côté mais au lieu de continuer son chemin il fait
demi tour et accompagne A dans sa direction en mettant sa main sur son épaule.
Garder l'axe.
Hervé propose la notion d'une phase d'accueil. Quand l'autre avance il y a une
phase d'accueil. L'autre est trop loin, puis phase d'accueil, puis trop près.
3 phases : Accueil, conduite, contrôle.
Il y a d'autres logiques, par exemple YIN/YANG.
Précision : A ne doit pas marcher en courbe pour éviter B. C'est B évite la collision
en faisant un pas.
La phase d'accueil dont parlait Herve est la distance qu'on place entre deux
partenaire dans le travail à deux.
Jean : Si on utilise la notion d'accueil, le mouvement est plus ample.
Adaptation B :
Celui qui fait le pas reste statique jusqu'au moment de faire le pas
Hervé : Il y a la notion de prendre en compte la direction de l'autre et non pas l'autre
lui-même. Qu'est-ce qu'il veut, lui ? Il veut aller où ? [il pointe vers l'horizon quand il a tourné et accompagné son partenaire]. Ne pas rester figer sur "lui". Permet d'installer
un dialogue.
Stephane propose que celui qui avance peut décider de mettre une presence ou
pas. L'autre n'esquive pas pareil.
Sabine : on peut mettre une énergie différente, par exemple, aggressive, etc.
Anne : le train peut changer de direction au dernier moment.
Joel : Faire la différence entre regarder et voir. Ne pas rester focalisé [?]
Questionnement sur pourquoi on a tendance de tourner toujours du même
côté.
Joel propose que A (le train) donne une indication avec ses épaules pour indiquer
quel côté tourner. Donc lui et son partenaire se sont forcés de marcher avec les
épaules vers l'avant.
Natalie : Si on décide de marcher d'un côté ou l'autre, l'exercise ne marche pas.
Sabine : on a quand même une préférence d'un côté par rapport à l'autre. On n'est
pas symétrique.
Fred : Ce n'est pas qu'on décide en avance mais on finit quand même à tourner sur
le même côté. C'est parce qu'il y a une dissymétrie du corps et on a une préférence.
Quelques pas avant d'arriver face à sont partenaire on commence à adapter le
longueur de ses pas pour arriver avec le bon pied pour tourner du côté préféré. Il y a
une marge d'anticipation.
Anne : Le côté préférentiel est le côté que la personne perçoit comme avantageux
(ce n'est pas forcément techniquement le cas).
Marie-Christine a fait ce travail avec des enfants. C'était très riche, ils étaient dans la
mobilité, ils jouaient.
Fred : On peut ne pas décider qui fait quel rôle en avance. On peut aussi
commencer dos à dos.
Hervé : Une autre variante serait que B garde les yeux fermés pendant qu'A avance
vers lui. B doit soulever les bras jusqu'au niveau des épaules quand B arrive pour
l'empêcher de continuer. Quand il y a la bonne distance on dit "stop" avec les mains.
Sabine : Il s'agit d'une espace de protection. On peut le palper.
Commentaire de Sabine : Tout le monde pivotait sur l'avant pied. On est programmé pour pivoter sur l'avant pied. Ce serait intéressant d'aller voir dans la forme tous les
endroits où on pivote sur l'avant pied. Dans la forme le plus souvent on pivote sont
sur le talon. Il y a une différence entre ce qui est naturel et ce qui relève tu technique...
Corine vivait à Paris et se cognait contre les lampadaires et les autres personnes
dans le métro. Le Taiji a changé sa vie ! Comme un retour à l'état quand elle était
gamine. Elle ne cognait pas contre les lampadaire s quand elle était gamine !
Exercise 3 :
Faire la forme en restant au même endroit. Dans ce cas on ne se pose
pas la question si on pivote sur le talon. Pendant le confinement, lors des cours sur
Zoom on était obligés d'adapter ses mouvements (espace restreint et l'angle du
caméra).
Tout le monde fait le début du 1er duan en restant sur une petite espace. Au lieu de
pivoter et avancer, ramener le pied.
Natalie observe qu'il y a des mouvements ou le naturel prend le galop et on pivote
sur le talon plutôt que de ramener le pied.
Hervé : on peut faire différentes versions selon le contrainte. Eg 2m carré ou en
couloir, ou systématiquement reculer.
Commentaire d'un participant : Maître Wang a dit qu'il faut pouvoir faire toute la forme sur 1m2.
C'est intéressant de casser des codes, ça nous oblige de se mobiliser de façon
différente. Pas selon les habitudes.

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