Se connecter en priorité
Dernière mise à jour : 1 oct.
Date : mars 2025
Lieu : Rocheton - Séminaire du Collège
Animatrice : Nathalie Plewniak
Rapporteurs : Marie-Fr Gallingani, Patrick Laboulle
Objectif séance
Se connecter soi-même puis avec un partenaire.
Prise en main du groupe
Lors de la prise en main du groupe, NATHALIE évoque une progression afin de pratiquer un Tuishou libre.
4 situations pédagogiques seront proposées au cours de la séance.
1ère situation : Trouver la stabilité
Soi-même, seul, se déplacer, sensation, ressenti, regard, concentration, équilibre sur un appui.
Un temps d'adaptation est nécessaire à la connexion, verticale ou horizontale.
Le relâchement du bassin dans le déplacement permettra la connexion.
Régulation de Nathalie : Impressions, questions, propositions :
Retour du groupe :
Indique que le relâchement du bassin dans le déplacement génère la stabilité.
Savoir que la stabilité est en lien avec le sacrum (le groupe note l’intérêt de cette précision)
2ème situation : se connecter avec soi et avec le partenaire
Par 2, face à face, par exemple poignet contre poignet, sentir la connexion avec le partenaire.
Sentir une meilleure connexion au sol
Passer légèrement le poids du corps sur le pied avant.
Régulation de Nathalie : Impressions, questions, propositions :
Retour du groupe :
D’abord une attitude, accepter « le partenaire » qui vient vers soi
Accepter la connexion au partenaire
Évoque la question d’intention, l’importance de l’intention, selon l’intention, il y a une connexion différente.
Connexion, sentir l’énergie de l’autre (sans la poussée)
Parle de positionnement mental et d’un positionnement biomécanique
Évocation d’un mantra « Je suis ce que je suis»
3ème situation : Prendre la connexion, mobilité des 2 partenaires : pas fixes puis pas mobiles.
Sentir le partenaire qui prend l’initiative d’avancer d’un pas, reculer.
Appréhension des participants (peu d’équilibre)
Difficulté de « sentir », volonté de contrôler
Nathalie reprécise : la 1ère situation, se connecter à soi, doit vous être utile pour cette 3ème situation.
Sentir non avec la tête mais avec le corps.
Garder le contact avec le partenaire, ne pas réfléchir, être à l’écoute.
Régulation de Nathalie : Impressions, questions, propositions :
Nathalie revient surtout au thème de sa séance > connexion, pas d’opposition, accepter.
Retour du groupe :
Hervé propose un exercice qu’il a animé aux « Rencontres» : par 2, se déplacer en pas
glissés, en pas du singe, etc et importance du placement du dantian. Expérimentation du groupe.
4ème situation : le cercle horizontal à une main, en déplacement, sensation et écoute, poussée tuishou, absorption/connexion.
Par <2, peng contre peng à 2 mains.
Progression vers tuishou libre
Exercice n° 6, cercles horizontaux à une main
Exercices pédagogiques en déplacement.
Régulation de Nathalie : Impressions, questions, propositions :
Nathalie redit l’importance de prendre le contact/connexion avec soi-même, avec la terre puis avec l’autre.
Retour du groupe :
Pas facile de trouver la limite, FUIR/RESTER en connexion
Intégrer que la poussée doit aller jusqu’au bout des doigts.
Impression des rapporteurs :
Atelier très intéressant et riche d’enseignement.
Le thème a suscité l’attention, la motivation et la participation de toutes et tous.
La progression pédagogique était pertinente et adaptée, chacun a eu la possibilité d’expérimenter selon les situations.
Nathalie : Pourquoi j’ai choisi cet atelier :
J’ai proposé cet atelier car se connecter n’est pas si simple, à commencer par moi. J’ai
l’impression que pour certains, c’est inné et pour d’autres pas du tout. Il y a la connexion avec soi, avec le partenaire, le mental et bien sûr avec le sol. C’est un contact autant physique que visuel. Je me rends compte que lors des exercices, à force de pratique, la connexion peut se faire car nous savons ce qui va se passer. Par contre, lors du tuishou libre mobile, c’est une autre affaire. Se mettre devant son partenaire, il faut se connecter avec le regard et le mental avant de se toucher. Lorsque le contact se fait, il faut le trouver, juste ce qu’il faut, pas trop fort, ni trop mou, donc se connecter avec tous nos principes. C’est tout un programme et il faut beaucoup de pratique et de patience (surtout pour l’enseignant). Nous avons souvent tendance en passant au libre, à reprendre nos « mauvaises » habitudes, à gesticuler en ayant tout oublié du thème des exercices. Une fois que la connexion est totalement intégrée, la pratique du tuishou libre, et même de la forme, va se libérer en étant plus fluide.

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