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La grue blanche déploie ses ailes

20 août
4 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 oct.

Date : 26-28 mars 2010

Lieu : Toulouse - Séminaire du Collège

Animateur : inconnu

Rapporteur: Jean-Philippe Jacques


Objectifs (propositions de Jean-Philippe)

A la fin de l’atelier, les participants sont capables de :

  • Voir les différentes manières d’enseigner ce geste par les personnes présentes

  • Identifier les différents repères pédagogiques pour un enseignement adapté au contexte (niveau du groupe…)

  • Identifier et explorer les différentes portes d’entrée du geste : dynamique corporelle, martiale, énergétique

  • Mettre en pratique le contenu de l’atelier dans leur propre démarche pédagogique afin d’améliorer la qualité de son enseignement et de son exploration personnelle du geste


Format et fil rouge de ce type d’atelier

Prendre un geste de la forme et l’étudier en détail. Dans le cas présent, il s’agit de « la grue blanche déploie ses ailes du premier duan ».


Méthode d’animation

Durée totale de l’atelier : 1hr30

1 ère partie : travail en 4 groupes de 6-8 personnes (30 min)

Chaque groupe a comme consigne d’identifier les points clés de ce geste.

2 ème partie : retour en plénière : 4 x 15 min = 1hr

Chaque groupe rapporte en plénière en évitant les redites.


Points clés identifiés durant l’atelier

1. Poser le geste dans son ensemble et distinguer les différentes parties du mouvement

Il semble préférable d’enseigner séparément chaque partie puis ensemble. Les différentes parties qui ont été identifiées :

  • Le reculer avec rotation au niveau du bassin

  • La descente du corps

  • L’arrondi du poignet qui recule et le croisement des bras

  • La fin du mouvement

Remarquons qu’il y a plusieurs « portes d’entrée » pour travailler ce geste : énergétique, martiale, dynamique corporelle…


2. Le reculer avec rotation au niveau du bassin

- Travailler d’abord la notion de centrage et de pivot, de mouvement en compas. La pointe fixe du compas est matérialisée par le pied d’appui et la pointe mobile par le pied qui recule. Le compas, c’est le mouvement fait lorsque la jambe recule en arrondi.

  • C’est tout le corps qui se met en rotation au niveau du bassin.

  • Remarque : cette partie se fait bras inerte, vide (mais à l’écoute).

  • La rotation prépare et anticipe le désaxement potentiel du partenaire vers l’extérieur si son

attaque est « généreuse ».


Le fait de reculer en rotation plutôt qu’en passant simplement la jambe vide de l’avant sur

  • l’arrière permet de préserver un polygone de sustentation plus grand donc plus stable à tout

  • moment dans le déroulement du geste.

  • S’attarder sur le mouvement de la taille : selon comment on le travaille, c’est la taille qui tourne

  • ou bien dans un travail martial, la taille reste face au partenaire. Il faut choisir ou l’on met l’accent pendant le travail pédagogique, et bien distinguer le travail de la taille de celui du bassin (cf. l’atelier de Alain Lelarge sur les coups de pieds et celui de Pierre Lang sur la taille et le bassin).


3. La descente du corps

  • La descente entraine le partenaire vers l’avant (et aussi peut-être vers l’extérieur) et en déséquilibre ; ceci est d’autant plus vrai si le partenaire ne lâche pas le poignet.

  • Le début de la descente, c’est la pose du pied arrière

  • Important : avant la descente (qui suit directement le transfert de poids dans la jambe arrière), le bras est vide comme une corde molle, et le partenaire s’y agrippe.


4. L’arrondi du poignet qui recule et le mouvement des bras

Pour bien travailler et comprendre cette partie, il est intéressant de partir des différentes variantes de la grue blanche que l’on trouve en Qi Gong :

  • Les deux mains montent et descendent en même temps

  • Les deux mains montent et descendent en alternance.

Conseil : travailler ces mouvements indépendamment de la forme afin que le corps intègre bien la légèreté du geste et le mouvement d’onde qui se propage jusqu’au bout des doigts.


Ce travail introduit la légèreté, la notion de monter-descendre du corps en lien avec les bras,


L’arrondi, la légèreté du mouvement des bras.


Pour coordonner le croisement des deux bras, il est proposé de :

  • Visualiser un cercle entre les deux mains

  • Visualiser le travail de cisaillement des deux bras

  • Il existe des petits exercices, genre « la moulinette à l’envers » pour travailler la synchronisation des bras.


5. Fin du mouvement

C’est comme une coda, et il est intéressant d’insister sur les aspects énergétiques :

  • Paume du bas vers le sol, qui accueille l’énergie yin de la terre, et fait le lien ave le méridien du rein, en lien aussi avec la source bouillonnante sous le pied d’appui.

  • Paume du haut vers le ciel, qui accueille l’énergie yang du ciel, et fait le lien avec le méridien de la rate.

Le feu monte

L’eau descend


6. Autre options ou considérations pédagogiques

  • Il est proposé par certains participants de l’atelier de partir de la fin du mouvement, lorsque l’on est assis dans la jambe arrière pour introduire la séquence.

  • Les 100 pas de la 3ème partie du 3ème duan s’apparentent à la grue blanche. A noter que parfois dans les 100 pas, la main qui monte est en dedans, parfois en dehors, selon les versions filmées

    de Maitre Wang.

  • En application martiale : la saisie peut être faite en croisé ou avec le même bras.

  • Il est intéressant de faire le lien avec la 1ère (ou la 2ème?!) pièce de brocard.

  • Du point de vue plus martial : c’est le fait de couler dans la jambe arrière qui met en tension le bras du partenaire. En effet, à ce moment, le bras est vide comme un cordage, et le reculer va mettre les tendons du bras en tension chez le partenaire. Le choc au niveau du poignet sera douloureux et efficace pour le faire lâcher.

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