Zhān – Lián – Nián – Suí à la lumière des classiques
Dernière mise à jour : 24 sept.
Date : mars 2025
Lieu : Rocheton - Séminaire du Collège
Animateur : Frédéric Plewniak
Rapporteurs : Nathalie Plewniak, Nicolas Vieuxmaire
Introduction
Les quatre exigences ‒ zhān, lián, nián, suí ‒ énumèrent quatre points qu’il est essentiel de respecter dans tout travail avec partenaire. Force est toutefois de constater que ces notions ne sont pas si simples à définir et à enseigner, peut-être d’abord en raison de leur intrication, très certainement aussi à cause de leur proximité de sens.
Maître Wang ne les évoquant pas dans son tableau des principes du Taijiquan, la seule source textuelle potentielle susceptible de nous éclairer sur le sujet se trouve donc être les textes classiques tels qu’ils ont été transmis dans la tradition du Yangjia michuan taijiquan. Les quatre exigences ne sont malheureusement pas explicitement définies dans ces textes. Il n’y a guère que l’expression de situations exprimant leur importance sans réellement les définir, laissant au lecteur le soin d’interpréter le sens de cette mise en situation.
Une lecture attentive permet en outre de remarquer que trois caractères différents sont utilisés pour les deux notions zhān et nián, qui signifient coller, adhérer. Une vingtaine de textes historiques datés de 1875 à 1967, reprenant ces textes classiques ou faisant référence aux quatre exigences, ont été compilés. La variété de ces textes semble indiquer une quasi identité de sens, les différents caractères étant utilisés de manière largement interchangeable, parfois chez un même auteur.
En nous basant sur ces source textuelles historiques, cet atelier propose d’interpréter ces quatre exigences au travers d’une pratique illustrant chaque fois une ou plusieurs phrases issues des classiques de la tradition du Yangjia michuan taijiquan. Nous mettrons en évidence l’extrême intrication de ces notions et montrerons qu’elles ne se limitent pas au tuishou.
Les classiques du Yangjia michuan taijiquan
Classique du Taijiquan :
Collant j’échappe, échappant je colle. | 黏即是走走即是黏 |
Il s’oppose, je le suis, c’est coller. | 我順人背謂之粘 |
Lent, pas plus que lui. | 動緩則緩隨 |
Eclaircissement :
Séparé, aussitôt relié. | 斷而復連 |
Chant du combat à mains nues:
Colle, lie, adhère, suis ; sans lâcher ni résister. | 沾連黏隨不丟不頂 |
Il s’étend, je fléchis ; il fléchit, je m’étends. | 隨屈就伸 |
Coordonne le haut et le bas, l’autre ne pourra entrer. | 上下相隨人難進 |
Chant de l’authentique voie :
Au gré de l’instant. | 隨心所欲 |
Les références aux sources historiques sont données en annexe.
Interprétation pratique des quatre exigences
Nous ne reprendrons pas l’ordre habituel rencontré dans le Chant du combat à mains nues, ordre qui d’ailleurs n’est pas toujours respecté dans les textes historiques. Nous commencerons en effet par lián qui semble être un point de départ, puisqu’il s’agit de l’unique notion qui ne nécessite pas de mouvement pour être appliquée.
Lián – 連
Traduction : connecter, joindre, lier, successivement, un après l’autre, de manière répétée, y compris
Interprétation : Bien que ce caractère n’y soit pas directement associé dans les classiques, on peut éventuellement y voir la liaison entre les différentes parties du corps, condition nécessaire à toute action efficace ultérieure.
Dans un second temps, il s’agit aussi de la connexion avec le partenaire/adversaire, au contact ou à distance. Enfin, ce terme possède également une dimension temporelle de continuité, dénotant la capacité à enchaîner les mouvements. En considérant que le caractère 斷(duàn) n’a pas seulement le sens de « séparé » mais véhicule aussi la notion d’interruption, d’arrêt, voire d’empêchement, on peut aussi lire la phrase 斷而復連 comme « Interrompu, aussitôt enchaîner » à condition de considérer lián dans sa dimension temporelle.
Exercices :
1 – liaison entre les parties du corps : Cet aspect ayant été traité plus largement par Nathalie dans l’atelier de la veille sur la connexion, cet exercice n’a pour objectif que de remettre en place cette connexion en préparation de la suite de l’atelier.
Commencer par des oscillations autour de son axe avec les bras totalement relâchés, puis réinvestir ses bras pour que, tout en suivant les rotations de la taille, ils conservent leur structure.
2 – contact avec le partenaire : Premier exercice de tuishou. Lorsque le partenaire pousse sur l’épaule arrière, laisser monter les bras entraînés par l’absorption et la rotation de la taille (cf exercice 1) jusqu’à prendre le contact avec le pousseur. A ce stade, on ne cherchera pas à agir sur le partenaire mais la structure et la qualité du contact doivent être de nature à permettre une action pertinente.
3 – connexion à distance avec le partenaire : Le contact physique n’est pas indispensable à la connexion. Il s’agit en effet d’être présent à son partenaire, même sans contact physique. On se place donc face à face, à distance. Un des deux partenaires s’approche tandis que l’autre fait un pas de côté et ajuste la direction pour rester connecté. Le premier ajuste aussitôt pour reprendre la connexion. Il s’agit ici déjà d’une première interprétation de la phrase « 斷而復連‒ Séparé, aussitôt relié. »
L’exercice peut évoluer vers un jeu plus libre, consistant à garder la connexion tout en échappant à celle de son partenaire.
4 – aspect temporel : Application des diagonales de la fin du premier duan (ban, lan chui). Sur une attaque médiane du poing de B, le partenaire A pare et entame une torsion du bras. B se dégage par un mouvement spiralé du bras, A ne pouvant continuer la torsion enchaîne alors immédiatement avec un peng au corps pour contrôler B et frappe du poing dans les côtes.
Suí – 隨
Traduction : Adapter, permettre, se conformer à, suivre, laisser
Interprétation : On retrouve ici ce qu’on appelle souvent céder, mais aussi de manière plus active, s’adapter, se conformer à la situation.
Les classiques utilisent aussi ce terme pour caractériser l’unité du corps : 上下相隨人難. « coordonne le haut et le bas, l’autre ne pourra entrer. »
Les exercices présentant lián permettent donc également d’illustrer suí. En effet, il est indispensable, que les différentes parties du corps soient connectées pour assurer leur connexion. De plus, chacun de ces exercices nécessite de s’adapter aux mouvements du partenaire, donc de suivre, illustrant les phrases « Lent, pas plus que lui » et « Il s’étend, je fléchis ; il fléchit, je m’étends. »
Zhān – 沾, nián – 黏 et zhān/nián 粘
Dans les textes classiques tels qu’ils ont été transmis par la tradition du Yangjia Michuan Taijiquan, les notions de coller et adhérer sont rendus par les caractères 黏et 沾, à l’exception du Classique du Taijiquan, dans la phrase “il s’oppose, je le suis ; c’est coller” et “collant, j’échappe, échappant, je colle” où on trouve 粘.
Dans les sources les deux caractères 粘et 黏sont utilisés en proportions à peu près égales dans les phrases “il s’oppose, je le suis ; c’est coller” et “collant, j’échappe, échappant, je colle”. La grande majorité des textes utilisent le même caractère pour les deux phrases. Seuls Song Shuming (1908) et Yang Chengfu (1931a) utilisent 黏dans la première et 粘dans la seconde. La combinaison inverse, 粘dans la première et 黏dans la seconde, se retrouve quant à elle chez Tian Zhenfeng (1931b) et Wang Yennien.
Il ne semble pas y avoir de relation entre la date de rédaction et l’utilisation d’un caractère ou de l’autre. On ne trouve pas non plus de motif régional.
La suite 粘連黏隨, déjà présente en dehors de tout classique chez Yang Banhou (1875), est utilisée par tous les textes à l’exception de Tian Zhenfeng (1931b) où l’on trouve l’étonnant 黏連黏隨et de Wang Yennien avec 沾連黏隨. Cette dernière combinaison, avec le caractère 沾 pour zhān se retrouve toutefois aussi, mais en dehors de la transcription du texte classique, dans des commentaires de l’ouvrage de Yang Chengfu (1931a) et dans celui de Ju Hao (1967).
Le caractère 沾pour zhān est également présent chez Yao Fuchun & Jiang Rongqiao (1930) avec le terme 黏沾, ainsi que chez Chen Yanlin (1943b) avec 沾黏勁pour désigner l’énergie collante aux côtés de 粘勁.
Il s'agit certes ici d'une étude préliminaire sur un nombre limité de textes et la filiation n'a pas pu être établie pour tous les auteurs, ce qui aurait peut-être permis d’envisager retrouver l'origine des principales variantes. On peut toutefois constater que les caractères 粘et 黏semblent avoir été largement interchangeables au fil des textes, et même parfois dans un même texte.
Leur sens est d'ailleurs très proche, sinon identique. Le caractère 粘peut en effet être vu comme une simplification de 黏. Il n'est cependant pas certain que ce soit le cas ici. En effet, historiquement, le caractère 粘est utilisé seul pour véhiculer l'idée de coller dès le XVIe siècle, dans le Jian jing du général Yu Dayou.
Si l’ on veut à tout prix leur trouver une différence, on peut remarquer que nián, 黏, est fréquemment utilisé comme un adjectif, comme marquant l’état d’être collant, gluant. Zhān, 粘, quant à lui, est plutôt utilisé comme un verbe, désignant alors l’action de coller, d’engluer. Leur interchangeabilité ne pose ainsi plus vraiment un problème si on considère que nián, 黏, est l’état résultant de l’action zhān, 粘. Selon que l’on s’attache plutôt à une phase passive (être collant) ou active (coller), on pourra utiliser l’un ou l’autre.
Quant à 沾 pour zhān, s’il ne signifie pas à proprement parler « coller » ni « être collant », mais plutôt « humidifier, mouiller, tremper », associé à 粘 ou 黏 comme chez Yao Fuchun & Jiang Rongqiao (1930) ou Chen Yanlin (1943b), il permet de mettre l’accent sur le caractère aqueux du concept. L’utilisation de 沾chez certains auteurs, dont Wang Yennien, permettrait donc, au prix d’une légère inexactitude, de préciser qu’il s’agit d’occuper tous les vides, comme un tissu trempé, qui ne colle pas à proprement parler, mais adhère et embarrasse.
Finalement, si la diversité des variantes peut s'avérer déconcertante, il n'en demeure pas moins qu'elles ne sont pas nécessairement contradictoires comme on pourrait le croire. Il est possible de donner une interprétation des termes zhān et nián qui concilie différents aspects de la notion de coller que les auteurs ont pu vouloir mettre en avant selon les circonstances et leur propre ressenti.
Zhān – 沾
Traduction : humidifier, tremper, tirer avantage de
Interprétation : Notons que ce mot n’est présent qu’une seule fois dans les classiques et n’est jamais défini. On ne peut donc guère que se référer à sa signification pour en hasarder une interprétation. La connotation aqueuse (humidifier, tremper) permet en effet d’imaginer un comportement similaire à l’eau qui s’infiltre dans les moindres anfractuosités. On peut alors interpréter ce terme comme exploiter les ouvertures de l’adversaire, tirer avantage d’une posture défavorable de l’adversaire, ou même déborder l’adversaire.
Exercices :
5 – contact avec le partenaire : Premier exercice de tuishou. Lorsque le partenaire pousse sur l’épaule arrière, laisser monter les bras entraînés par l’absorption et la rotation de la taille (cf exercice 1) jusqu’à prendre le contact avec le pousseur. Contrairement à l’exercice 2, on cherchera alors à perturber l’équilibre du partenaire sans même pousser. Il s’agit de se relâcher et de laisser son propre poids s’infiltrer à travers le contact des bras dans les moindres vides laissés par le partenaire. Une image pourrait être de se transformer en un linge trempé.
Nián – 黏 et 粘
Traduction : gluant, collant – coller, engluer
Interprétation : Ne pas perdre le contact (不丟) et rester à une distance permettant d’agir. Ne pas fuir en cédant, ni résister (不頂).
Exercices :
6 – Il s’oppose, je le suis, c’est coller : Les deux partenaires se placent en posture et à distance de tuishou, A pose ses mains sur le haut de la poitrine de B et augmente progressivement la pression de sa poussée. B ajuste sa posture en interne pour maintenir la position. A cesse alors de pousser pour éviter de le faire contre la résistance de B (順shūn, synonyme de suí 隨) ce qui a pour effet de déstabiliser B. Si A maintient une bonne connexion avec B et entre les différentes parties de son corps (lián 連), les deux partenaires ressentent très nettement une sensation de coller (nián 黏) au niveau des mains de A. L’effet pourra varier en fonction du partenaire. En effet, soyons clairs, cet exercice n’est qu’un tour de passe-passe qui joue sur le caractère plus ou moins influençable du partenaire. Dans une situation plus concrète, il s’agirait plutôt de provoquer un léger moment de flottement de B afin de l’exploiter pour pénétrer (zhān 沾) en changeant l’angle de poussée.
Si cet exercice applique tout d’abord la phrase « Il s’oppose, je le suis, c’est coller. » on peut aussi la mettre en relation avec « Colle, lie, adhère, suis ; sans lâcher ni résister. » Pour le réussir, il est en effet nécessaire pour A de ne pas rompre le contact, ni d’opposer de résistance.
7 – Collant j’échappe, échappant je colle : Cet exercice est proposé avec armes (épée, éventail, bâton court, …) afin de montrer l’applicabilité des quatre exigences à d’autres pratiques que le tuishou. Après prise de contact des armes (lián), le partenaire A attaque en piquant vers le centre de B. Celui-ci s’adapte (suí) en reculant d’un pas tout en maintenant le contact de son arme avec celle de son partenaire (nián). Il enchaîne ensuite avec un pas de côté de telle manière qu’il soit toujoursà bonne distance pour toucher la main armée de A (nián) sans que ce dernier puisse le toucher directement.
Conclusion
Nous avons vu que lián pouvait être considéré ici, en l’appliquant aux différentes parties du corps, comme le concept premier installant la structure et la cohérence corporelle, puis la connexion avec le partenaire, nécessaires à la mise en place des autres exigences. Dans une posture totalement statique, il est en effet envisageable de n’appliquer que lián, la seule des quatre exigences qui n’implique pas un mouvement lorsque considérée dans son acception physique et non temporelle.
Il n’en demeure pas moins que, pour passer d’un état « déconnecté » à la connexion, interne ou avec un partenaire, il est indispensable que les différentes parties du corps se positionnent en cohérence (上下相隨) et de se placer en fonction du partenaire (動緩則緩隨, 隨屈就伸) mettant en œuvre le principe suí. En réalité, dès qu’il y a mouvement, les quatre principes sont nécessairement présents pour que le mouvement soit efficace. C’est en cela qu’il s’agit bien d’exigences et non pas d’énergies (勁, jìn) ni de techniques (法, fă) qui peuvent être appliquées ou pas selon les circonstances : en tant qu’exigences, zhān, lián, nián, suí sont indissociablement nécessaires à la mise en œuvre efficace des différentes énergies et techniques.
Enfin, les caractères 黏et 粘étant largement interchangeables, le troisième caractère, 沾, pour définir la notion de coller, observé pour la première fois chez Yang Chengfu et repris par Maître Wang, peut être vu comme un véritable trait de génie qui enrichit le concept de coller/adhérer en suggérant une modalité pratique d’application.
Notes prises par Nathalie et Nicolas
Fred effectue une intro historique. En gros, c'est le foutoir pour zhān et nián car plusieurs caractères sont utilisés pour le même terme. Un idéogramme qui introduit l'idée d'humectant est gardé pour zhān par Maitre Wang Nien Nien.
Puis, nous passons aux expérimentations :
Lors du 1er exercice de base, Fred remarque que nous retournons dans nos habitudes et non dans ce qu'il propose. Attention à ne pas tomber dans une routine d'aller-retour. Il faut s’amuser et "sortir du formel" et "Lâcher (ou casser) tout".
En binôme : D'abord la prise de contact :
C'est différent de l'exo de base de battre les flancs
C'est laisser-faire
C'est se connecter
C'est un travail de Han Xiong Babei, connection au sol (voir atelier de Nathalie)
Phrase célèbre « aussitôt séparer, aussitôt relier »
Contact pas obligatoire, on peut être connecté » à distance. Si perte de contact, se relier de suite
En binôme , si A pousse en An, B répond par un Lu et le fait sortir de la ligne, les 2 doivent rester connectés pour ne pas se laisser surprendre par la suite. C’est plus ou moins une transformation.
Question de Joël : peut-on être connecté à plusieurs ?
Réponse de Fred : Oui. On se connecte aussi avec le regard.
Questionnement à plusieurs sur le regard :
Valérie : Regard de l'autre.
Être connecté au regard de l'autre facilite nos déplacements (mais lui donne aussi des informations) et de le suivre à distance. Il faut être connecté au corps, avoir un regard global.
Où regarder ?
Anne : regarder dans les yeux et plusieurs interviennent pour donner leur avis.
Fred : Lire dans le regard. Il signale que son regard est plutôt au niveau de la gorge car directement dans les yeux, on peut manipuler son partenaire.
Autre traduction possible de « aussitôt séparer, aussitôt relier »
Aussitôt empêché (ou interrompu), enchaîner.
Travail sur la diagonale du 1er Duan
Hervé demande quel est le caractère de « Humecter » (zhān) : 沾
connection main et énergie, prise de contact sans même bouger.
Lian > marcher de concert
Nicolas : La distance
Importance de la gestion de la distance et surtout de l'angle lors de la pratique du Tuishou et de l’épée (ou autres armes)
Tout est lié, difficile de séparer ces 4 exigences, surtout dans le travail à 2 !
Annexes :
I - Liste des variantes observées
太極拳論 Classique du Taijiquan
Il s’oppose, je le suis, c’est coller.
我順人背謂之粘 1881, 1921, 1931b, 1936a, 1936b, 1936c, 1952, 1967
我順人背謂之黏 1908, 1921 (préface), 1925, 1930, 1931a, 1933, 1935, 1950, 1957
Collant, j’échappe ; échappant, je colle.
粘即是走走即是粘 1881, 1908, 1921, 1931a, 1936a, 1936b, 1936c, 1952, 1967
黏卽是走走卽是黏 1925, 1930, 1931b, 1933, 1935, 1950, 1957
打手歌 Chant du combat à mains nues
Colle, lie, adhère, suis ; sans lâcher ni résister
粘連黏隨不丟頂 1952, 1956, 1957, 1967
1881, 1908, 1921, 1925, 1931a, 1933, 1935, 1936a, 1936b, 1936c, 1950,
黏連黏隨不丢頂 1931b
沾連黏隨不丟不頂 WYN
八字歌 Chant des huit caractères
Coller, lier, adhérer, suivre…
粘連黏隨 黏連粘隨 1931b
1908, 1921, 1925, 1930, 1931a, 1931b, 1933, 1950, 1956, 1967
Autres (hors classiques)
粘黏連隨 1875, 1936c
粘連黏隨 1875, 1931a, 1957
粘黏隨連 1930,
黏連粘隨 1936c
沾連黏隨 1931a
黏粘連隨 1936c
黏連黏隨 1950
自能黏沾不脫 1930, 1943a粘卽是走走卽是粘 1935
粘連黏隨不丟頂 1943a
我便沾連黏隨手 1967

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