Enfourcher le tigre...
Dernière mise à jour : 2 oct.
Date : mars 2011
Lieu : Strasbourg - Séminaire du Collège
Animateur : atelier collectif
Position 1 : identique à l’ouverture, position du cavalier vers le Sud sans les bras levés, transférer le poids à droite pour ouvrir à gauche vers l’Est
Position 2 : laisser le pied gauche revenir par le relâchement naturel vers le pied d’appui, puis avancer le pied gauche dans la cardinale en prenant contact avec le sol par le talon, prêt à l’expression, enfin avec le contrôle du bassin, tourner le pied gauche sur le talon pour ramener la pointe vers le Sud afin de se retrouver dans la position 3 après le transfert de poids pour se retrouver en double lourdeur.
Position 3 : identique de position 1
Position 4 : symétrique de position 2
revenir à 1 et recommencer

Cet exercice peut être simplifié pour les débutants en gommant au démarrage certains détail des positions 2 et 4, puis en les ajoutant graduellement.
Une fois cette dynamique mise en place au niveau de pieds, un travail au niveau des bras
indépendamment peut être fait :
bras levés en posture du cavalier, faire des 8 horizontaux (signe de l’infini ) dans le plan frontal avec chaque poignet simultanément
dissymétriser progressivement en amplifiant le rond du 8 opposé à la cardinale dans laquelle on va tourner (passer de oo oo à Oo oo si on tourne vers la droite et à oo oO si on tourne à gauche)
enfin conjuguer l’augmentation de la rotation avec les exercices sur les pieds
...et « Gravir la Montagne »
Travail en sous groupe sur les applications techniques et la manière d’enseigner ce
mouvement.
Nous ciblons ce mouvement en prolongation du CAI d’enfourcher le tigre ..
Nous explorons 2 versions :
1) Après le CAI, le partenaire glisse le bras au dessous de la main qui va vers le
ventre, pour tenter de se soustraire à la poussée :
en réponse, on relâche la main, et dans un mouvement spiralé , ramener la main vers soi
et vers le bas afin de passer dessous et cueillir le bras du partenaire vers le haut et le
repousser en avançant et en montant.
2) Après le CAI, le partenaire pose son bras au dessus de la main au ventre, pour tenter
de se soustraire à la poussée , en mettant une pression sur la main posée au ventre :
en réponse, on relâche la main, et dans un mouvement spiralé vers le bas et l’intérieur,
cueillir le bras du partenaire et l’entrainer vers le haut et le repousser en avançant et en
montant.
Ces mouvements présentent le « Danger » de la riposte par un coup de coude du
partenaire lors du relâchement de la main.
Consignes :
- Il est nécessaire de creuser la taille, effacer la hanche, jambe avant légèrement tendue,
pointe de pied levée.
Il est intéressant de s’attarder sur la raison pour laquelle on soulève la pointe du pied. Deux suggestions sont proposées :
ce mouvement est associé au recul de la main à l’absorption
ce mouvement est associé à la récupération de l’appui vers l’avant au moment de la poussée, c’est un rappel vers l’avant.
Au moment où on soulève la pointe du pied, un déséquilibre vers l’arrière est observé chez plusieurs élèves. Deux solutions sont proposées :
- garder le regard sur la main
- enracinement sur la jambe arrière
En ce qui concerne le travail des mains et des bras, deux recommandations et deux exercices associés sont proposés :
Recommandations :
la main qui fait le tour de la tête doit rester sur une ligne de poussée et ne pas descendre trop bas
la spirale du bras droit et celle du bras gauche doivent être unies pour trouver le bon tempo au moment de la poussée
Exercices :
Exercices du double peigne : se peigner vers la droite avec la main gauche et vers la gauche avec la main droite (la main passe sur le front (frontal), le côté du crâne (pariétal), l’arrière du crâne (occipital) pour finir sur un axe de poussée à hauteur de la poitrine)
Avec un partenaire : lui soulever le coude droit de la main droite et poser la main gauche sur son flanc (côté du thorax). De la main droite tirer plusieurs fois vers le haut dans un mouvement de spirale ascendante tandis que la main gauche accompagne le mouvement. À un certain moment la main gauche va pousser au moment où le partenaire est suffisamment déraciné. Cela illustre l’adage «une once peut pousser une tonne» quoique en fait une once ne peut pousser que moins d’une once, ce qui est le cas puisque le partenaire est déraciné.
Variante :
Sur un CAI, le partenaire saisit le poignet, pour se dégager, on relâche le poignet sous la
pression, on entraine le partenaire vers le bas et vers l’avant en creusant la taille
(lever la point du pied) maintien de l’axe (ne pas piquer du nez et ne pas mettre les fesses en l’air), tirer la hanche vers l’arrière, puis tourner la taille vers l’intérieur et vriller le poignet de l’intérieur vers l’extérieur pour se libérer de la saisie du poignet
( tout le dégagement part de la taille dans un mouvement spiralé descendant puis remontant).
Puis repousser le partenaire en arrière dans une pression légèrement descendante et spiralée.
La poussée est au plexus et l’autre main en protection haute. Si on reprend le poignet du
partenaire, dans ce cas on le tire en vrillant vers le haut par le poignet et la poussée peut être au flanc.
Autres exercices de préparation à la gestuel du « gravir la montagne » :
1) Exercice de base de descente avec la jambe avant tendue et la pointe relevée.
2) Exercice à deux , effectuer des moulinets avec 1 bras , ouverture de la taille à droite ,
pivot sur le talon , et on se repousse d’avant en arrière , on augmente l’amplitude en
passant jambe avant puis jambe arrière.
3) Exercice de pédalage du bras qui fait la roue de haut en bas et d’avant vers arrière sur
le plan sagittal ( sens de l’ aiguille d’une montre).
4) Exercice avec le pivot du pied avant sur le bol , puis sur le talon, décrire un cercle
avec la main avant , dans le sens des aiguilles d’une montre , en faisant une spirale
avec le poignet et le bras , mouvement du bras vers l’intérieur puis vers l’extérieur
coordonné avec la fermeture et l’ouverture de la hanche .

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