top of page

Notion de rupture dans la forme et dans le TUI SHOU

17 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 oct.

Date : octobre 2021

Lieu : Le Rocheton - Séminaire du Collège

Animateur : Claudy Jeanmougin

Rapporteurs : Marie-Françoise Gallingani et Christophe Differ


1. Objectif de la séance

Il est proposé un travail sur la notion de rupture dans la forme et dans le tuishou (aspects

neuro-physio-psychologique).


2. Prise en main

Claudy rappelle l’importance de la prise en compte de l’aspect pédagogique au sein de la séance, ce au cœur même de son animation.

Être attentif, observer les élèves (ou participants) et avoir à l’esprit que leur attention est

optimale une dizaine de minutes tout au plus. Claudy parle ici de déconnection, une rupture au niveau de l’attention de l’un ou de plusieurs des élèves. Il questionne sur l’attitude à adopter par un enseignant en cas de déconnection de tout ou partie d’un groupe.


Quelques réponses sont proposées par les participants à l’atelier :

  • « Alléger l’activité

  • « Reprendre tranquillement

  • « Faire une pause


Claudy préfère une réponse mieux adaptée, voire incontournable :

« L’enseignant doit renforcer la rupture en créant une diversion, par exemple

raconter une anecdote, faire une blague… ce qui favorisera ensuite la reprise du dialogue » et insiste sur la notion de bilatéralité dans l’échange enseignant-élèves / élèves-enseignant.


Après avoir évoqué cet aspect psychologique de la notion de rupture vient ces deux

questions inhérentes au thème de l’atelier, posée par Claudy :


La rupture est-elle nécessaire ou conséquence dans la pratique de la forme ?


…Et…


La rupture est-elle nécessaire ou conséquence dans la pratique du tuishou ?


3. La rupture dans la pratique de la forme

Première situation pédagogique :

« Frapper avec le poing par-dessous le coude » (geste 25, 2ème Duan).

Il est proposé que la moitié des élèves exécutent ce geste pendant que l’autre moitié

observe afin d’identifier d’éventuelles ruptures. La rupture la plus courante identifiée se

situe au niveau du bassin qui a tendance à effectuer un mouvement de va-et-vient parasite ou mécanique.


Régulation :

Claudy parle de la nécessité d’une prise de volume et d’un mouvement spiralé du bassin

pour bien exécuter le geste. Il s’agit de la mise en œuvre du principe constant suivant :

« Quand le bassin tourne, au moins un pied tourne quand les pieds ne sont pas fixés. » Et

aussi de cet autre principe constant : « Quand le bassin tourne, il y a transfert de poids si les pieds sont fixés. »


Deuxième situation pédagogique :

« Saisir la queue du moineau »

La rupture la plus courante naît de la confusion entre la rotation du bassin d’une part et la

montée et la descente d’autre part. En effet on observe que de nombreux élèves tournent le bassin à droite en descendant sur la jambe arrière, puis remontent en tournant simultanément le bassin à gauche, au lieu commencer la rotation du bassin à gauche en continuant à descendre.


Régulation :

Claudy insiste sur la nécessité impérieuse d’appliquer rigoureusement le principe constant suivant : « Le changement de rotation du bassin se fait dans la continuité de la montée ou de la descente. »


Troisième situation pédagogique :

« Ficher la main » (geste 6, 1er Duan).

Des difficultés semblables, déjà observées dans le geste « Saisir la queue du moineau », sont mises en évidence.


Régulation :

Claudy précise à nouveau veiller à bien appliquer le principe constant précédent.

Une élève parle aussi de déclivité…


4. Démarches pédagogiques mise en place

Principalement l’EXPÉRIMENTATION :

Les élèves élaborent des processus en utilisant la comparaison et en réajustant leurs actions.


La sollicitation est à la fois physiologique, énergétique et biomécanique…


… et cognitive par causalité ! ====→ AUTONOMIE DE L’ÉLÈVE.


5. La rupture dans la pratique du Tuishou

Contrairement à la forme, il est nécessaire d’installer des ruptures dans la pratique du

Tuishou.


Quatrième situation pédagogique :

Les élèves pratiquent à deux un tuishou simple, cueillir avec le bras par en dessous, dans un premier temps.


Ensuite, il s’agit d’installer une petite résistance volontaire, avec une légère poussée par exemple, afin de créer une réaction du partenaire. La rupture est ici nécessaire pour développer le travail d’écoute.


Après un petit échange avec les élèves, Claudy clôture sa séance riche d’enseignements.


Commentaires


bottom of page