Approche pédagogique du travail à deux
Dernière mise à jour : 2 oct.
Date : 2010
Animateur : atelier collectif
Il semble important, tout d’abord, d’être attentif au langage que l’on utilise : éviter le parler de « pousser », « d’adversaire », mais plutôt de « suivre » « écouter » « sentir » « le ou la partenaire ».
Ne pas induire dès le départ un rapport de force, de gagnant / perdant.
Certaines personnes ont des difficultés à toucher ou se laisser toucher, les identifier, et ne pas les brusquer.
Proposer des exercices qui amènent progressivement au contact à deux, sans pour autant qu’il y ait un réel contact, en gardant à l’esprit le côté « pacifique » de l’exercice :
Deux personnes face à face, se suivent sans se toucher, l’une va avancer, l’autre reculer, aller à droite, à gauche,…
Une personne reste statique, l’autre avance vers elle. La personne statique indique à quel moment elle se sent « en danger », à quel moment l’autre envahit son espace
Amener le contact progressivement, avec la confiance :
Faire des exercices de coordination en miroir sans toucher à distance, puis en se
rapprochant, toucher du bout des doigts, puis des mains, ou des pieds. A « évite » B qui vient vers lui, en déviant de sa trajectoire
A « accueille » B qui vient vers lui, en le prenant par la main, puis le coude ou l’épaule, et éventuellement le laisse poursuivre son chemin
A et B mettent leurs bras en position de l’arbre, face à face, et font engrenage l’un par rapport à l’autre. On peut jouer sur la grosseur de l’arbre (l’un grossit pendant que l’autre diminue, toujours en tournant avec l’engrenage).
Jouer à l’aveugle qui suit son guide (prise de conscience de l’écoute du guide) – on peut rajouter un bâton entre les deux personnes pour « dissimuler » le contact
Faire confiance à l’autre : A se met entre B et C, les yeux fermés, et se laisse pencher vers B qui « l’accueille » et le « renvoie » vers C – Sorte de culbuto humain – Peut se faire en cercle avec un petit groupe.
Proposer un exercice d’équilibre, ou l’un sert de « béquille » à l’autre, on oublie le
contact, par exemple en lançant une jambe sur l’avant et l’arrière puis le côté.
Proposer pour la détente un massage ou des percussions sur la colonne vertébrale, faire rouler une personne que l’on pousse sur le sol, et qui doit se laisser faire (lâcher prise)
Si on passe à l’application « technique »
Prendre les débutants à part, dans un premier temps, puis lorsque les choses se
mettent en place, proposer de mettre en commun avec les plus avancés. Ces
derniers servant de « référents » aux nouveaux venus qui peuvent ainsi prendre
conscience. Attention toutefois de rester vigilant pour que les plus anciens ne
s’érigent pas dictateur. Il faut que tout le monde puisse avancer ensemble.
Faire le geste de la forme plusieurs fois avec les élèves, et leur demander de trouver eux même l’application.

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